La cuisine au service du développement personnel

par | Mieux se connaître | 2 commentaires

On en fait toute une histoire (à grand renfort d’émissions culinaires et de recettes sophistiquées !), mais cuisiner, ce n’est rien d’autre que « préparer et accommoder des aliments de telle sorte qu’ils soient propres à la consommation et agréables au goût » (c’est du moins la définition du Larousse).

Rien de très compliqué, a priori là-dedans ! 

Après quelques essais-erreurs, nous sommes toutes et tous capables de préparer quelque chose de comestible et d’un tant soit peu savoureux (a minima, selon notre propre référentiel de goût).

 

Et pourtant, l’acte alimentaire, c’est-à-dire le fait de cuisiner et de manger, va un peu plus loin que ça…

Si vous préférez lire, rendez-vous sous la vidéo.

NOURRIR ET RÉPONDRE À UN BESOIN BIOLOGIQUE

 

Certes, il y a cette dimension de NOURRIR l’individu.

Cuisiner vient répondre à une fonction biologique d’abord.

Il s’agit basiquement de mettre du carburant dans le corps, de suppléer à ses besoins en apportant les nutriments nécessaires au maintien en vie et à la croissance. Tout comme n’importe quel organisme vivant, le corps humain est confronté à ce besoin physiologique. 

Bien sûr, plus symboliquement, nourrir son corps, c’est aussi :

  • Subvenir à l’ensemble de ses besoins de bien-être (en lui fournissant des aliments qui pourront être facilement ingérés, digérés et éliminés)
  • Entretenir sa santé
  • Et prendre soin de soi.

 

Sur cette première fonction (NOURRIR), nous partageons du reste beaucoup de points communs avec les animaux. 

Ce sont sur les autres fonctions de l’acte alimentaire (que l’on doit au nutritionniste Jean-Michel Lecerf) que nous commençons à diverger. 

L’être humain, en grande majorité en tout cas dans nos sociétés occidentales, ne mange pas uniquement pour vivre ou survivre… Et certain(e)s ne sont pas loin de penser qu’il vit plutôt pour manger !

RÉJOUIR ET RÉPONDRE À UN BESOIN PSYCHOLOGIQUE

 

Et cette phrase prend tout son sens quand on considère que l’acte alimentaire permet également de RÉJOUIR des individus.

Ici, cuisiner vient remplir une fonction psychologique.

Sont associées à cet acte la dimension affective et la notion de plaisir indispensables au développement harmonieux de l’être humain.

Un acte aussi anodin que manger permet en effet de vivre une expérience de plaisir, ce plaisir trouvant sa source :

  • Soit dans la satisfaction primale et archaïque de son appétit (il suffit de se remémorer le soulagement voire la jouissance ressentis à manger lorsqu’on a très faim !) 
  • Soit dans des ravissements sensoriels plus gourmands et/ou plus esthétiques.

 

Réjouir parle aussi du contentement et de la gratitude d’avoir bien mangé et se sentir comblé(e) par des moments qui vont venir étayer la mémoire et les souvenirs culinaires. On est ici sur une dimension affective et émotionnelle de l’alimentation. Et c’est du reste ce qu’entend Amin Maalouf lorsqu’il évoque les repas comme « trois fêtes quotidiennes, un cadeau du ciel, une bénédiction » !

RÉUNIR ET RÉPONDRE À UN BESOIN SOCIAL

 

Mais cela ne s’arrête pas là, l’acte alimentaire permet aussi de RÉUNIR des individus et remplit donc une fonction sociale !

C’est particulièrement vrai en France où le repas gastronomique des Français a été érigé au patrimoine culturel immatériel de l’humanité en 2010…

Mais c’est une réalité partout dans le monde où la commensalité (le fait de partager un repas avec d’autres) est un temps fort de partage et de socialisation.

Mais c’est une réalité partout dans le monde où la commensalité (le fait de partager un repas avec d’autres) est un temps fort de partage et de socialisation.

L’homme ritualise ses prises alimentaires dans le cadre de repas partagés avec ses semblables. La cuisine et le fait de manger ensemble permettent de créer du lien et de le consolider.

SE DECOUVRIR GRÂCE A LA CUISINE THERAPIE© 

 

Quand on cuisine sans recette et, ce faisant, qu’on lâche avec sa tête et quand on prend le temps de mettre de la conscience sur ce qu’on est en train de faire, la cuisine nous invite également à :

  • Partir à la rencontre de nous-même, explorer ce qui fait notre personnalité et notre singularité…. 
  • Rencontrer et accueillir l’autre dans ce qu’il a de différent, et accepter de se laisser toucher par lui…
  • Explorer notre rapport au monde et notre façon d’appréhender ce qui nous entoure.

C’est le fameux “Connais-toi toi-même” de Socrate…. 

En fait, la cuisine nous interroge sur une triple dimension.

1/ Notre relation à nous-même

 

  • La cuisine permet en effet d’explorer son identité et son histoire, de revisiter son héritage familial en se questionnant sur des notions comme les traditions, le partage ou encore la transmission.
  • Elle nous permet également d’identifier des croyances, des automatismes qu’on fait machinalement parce qu’on a appris comme ça.
  • Et nous invite au besoin à nous délester de ce qui ne fait pas ou plus sens pour nous, à ériger nos propres règles, à nous émanciper en quelque sorte en décidant qui l’on souhaite devenir (dès lors que l’on est au clair sur d’où l’on vient et qui on est).

Telle Alexia, une jeune femme qui souffre d’anorexie mentale, et se rend compte à la faveur d’une création culinaire qu’elle a désormais les ressources pour écarter les barreaux de sa prison (en soufflant symboliquement sur la noix de coco) et accueillir plus de légèreté dans sa vie. “Souffle de victoire”, c’est ainsi qu’elle intitulera sa création.

2/ Notre relation aux autres

 

  • La cuisine nous invite à interroger nos modes de fonctionnements avec les autres, notre capacité à partager l’espace, à co-construire avec l’autre et, au besoin, à lâcher prise et à faire différemment pour nous ajuster aux contraintes externes. 
  • Elle nous permet également de décrypter nos postures relationnelles, notre propension à toujours nous comparer et/ou à être plus ou moins sensible au regard de l’autre, à accepter d’être guidé(e) ou de nous mettre au service de l’autre… Et vient interroger la place que nous prenons dans un groupe.

Telle Maëlle qui, alors qu’elle représente son couple (les deux demi-prunes qui se rencontrent) se rend compte des difficultés qu’elle éprouve à faire tenir la rosace du milieu (symbole de leur cheminement). Frustration et déception.

Avant de réaliser avec soulagement que c’est cela un couple : cela ne se passe pas forcément bien du premier coup, il faut parfois construire, déconstruire, reconstruire… et faire preuve de patience et de persévérance…

3/ Notre relation au monde

 

  • La cuisine interroge plus subtilement encore notre confiance personnelle, et notre capacité à nous sentir outillé(e) pour rebondir si les choses ne se passent pas comme prévu… Elle nous permet de questionner des thématiques comme l’agilité, l’estime de soi, l’optimisme.
  • Et nous permet même d’explorer des sujets quasi philosophiques comme l’impermanence, le rapport au plein et au vide, la peur du manque ou encore la confiance en la Vie, en quelque chose de plus grand que soi.

Telle Angela qui, alors qu’elle représente son conjoint et ses enfants, se rend compte qu’elle est surprotectrice vis-à-vis de ses proches (la tomate ananas qui encercle / enferme les membres de sa famille) et décide de faire confiance à la vie et d’enlever les murs de protection. Plus léger et moins oppressant. 

A noter, le besoin d’exploration personnelle fait également partie de nos besoins fondamentaux (celui de la réalisation et de l’accomplissement de soi cher à Maslow). Faire preuve de curiosité, découvrir le monde qui nous entoure et trouver des réponses aux questions qu’on se pose, bouger (physiquement comme psychiquement) sont en effet indispensables à notre bien-être et notre épanouissement.

 

C’est la raison pour laquelle je crois profondément à la Cuisine Thérapie©

Je suis convaincue que l’on peut apprendre de soi (voire transformer des choses en soi) par le biais de la cuisine, ce médiateur familier, accessible, ludique et décomplexé.

 

Pour cela, rien de plus simple, il s’agit de se prêter à ces 2 temps :

  • Un temps d’improvisation culinaire d’abord : le détour par la créativité et le passage par le corps et les 5 sens permettent de laisser surgir l’émotionnel, en mettant de côté le filtre du mental, 
  • Et un temps d’introspection et de réflexivité ensuite : l’idée est alors de mettre des mots sur sa création, de décrypter ce qui se joue dans l’instant présent par l’intermédiaire du langage métaphorique.

Si vous souhaitez en savoir plus sur cette approche unique, cliquez ici.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

L’association cuisine et développement personnel vous parle, vous interpelle ou vous intrigue ?

Avez-vous déjà repéré des fonctionnements en cuisine qui en disent long sur vous ?

N’hésitez pas à nous faire part de vos retours sur le sujet en commentaire.

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2 Commentaires

  1. chisvert

    Bonjour, je suis actuellement chef de cuisine et j’ai déjà eu un atelier de cours de cuisine. J’aimerai donner une autre dimension du lien entre produits et transformation (la cuisine) et l’intention qui est portée dans l’acte de cuisiner ainsi que le rapport à la terre…Cela vous semble peu être un peu confus, mais j’aime le lien qu’il peu y avoir en très cuisine et développement personnel. Bien à vous. Eric

    Réponse
    • Cuisine Thérapie

      Bonjour Eric, pas du tout, cela me semble très clair au contraire ! N’hésitez pas à envoyer un mail à team@cuisine-therapie.com pour en savoir plus sur la formation Devenir Praticien Cuisine Thérapie© si le coeur vous en dit ? Belle journée

      Réponse

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