Faire entrer un cheval dans une maison de retraite, une idée un peu folle ?

C’est pourtant ce qu’a réussi à faire Hassen avec Peyo, son cheval doté d’une empathie et d’une compassion naturelles avec les personnes fragilisées.

Je vous invite à regarder ce documentaire d’émotions pures où le calme et la posture thérapeutique de Peyo n’ont d’égal que l’humilité et l’humanité de son maître.

Vous y comprendrez en quoi la présence de ce cheval auprès des personnes âgées est bénéfique et presque magique.

Que ces personnes souffrent de la maladie d’Alzheimer, qu’elles soient renfermées sur elles-mêmes et peu expressives ou qu’elles soient en fin de vie.

Franchement, ne vous privez pas de ces 20 minutes de bonheur !

Pourquoi je vous parle de tout ça ?

Parce qu’à chaque fois que je regarde ce documentaire, je me dis que tout est possible finalement.

Combien de fois Hassen a-t-il été confronté à des personnes qui lui ont répété à l’envi que « cela ne marchera jamais » ?

Impossible de faire entrer un cheval dans un hôpital !

Irréalisable de lui faire prendre l’ascenseur !

Inenvisageable de l’emmener dans la chambre de personnes fragilisées !

Combien de fois a-t-il dû se justifier sur le respect des normes d’hygiène, malgré protocole sanitaire lourd qu’il a imaginé et mis en place (avec mise en quarantaine de Peyo 48 heures avant chacune de ses interventions) ?

Combien de fois son rêve a-t-il failli être brisé par des contraintes insurmontables, des critiques bureaucratiques ou des détracteurs de tout poil ?

Plusieurs dizaines de fois sans doute ?

Et pourtant, ce témoignage est bien la preuve qu’avec de la persévérance, de la conviction (de la foi même !) et du travail, tout est possible !

Et cela a quelque chose de rassurant et de carrément inspirant, je trouve, surtout en ce moment.

Souvent, nous rêvons en grand et nous sommes coupés dans notre élan par un castrateur « reviens sur terre ! » et/ou par les propres limites que nous nous fixons.

Nous sommes vite découragés par l’ampleur de la tâche à accomplir.

Par les barrières à faire tomber pour nous rapprocher de notre idéal.

Nous nous auto-censurons par peur de ne pas y arriver, d’être jugé(e) par les autres.

Il me semble qu’alors une étape importante est déjà de se reconnecter à soi.

Prendre le temps de s’interroger :

  • Cela sera comment de réaliser ce rêve ? 
  • Cela me permettra de vivre quoi ?
  • Cela me conduira à me sentir comment ?

L’idée est de se projeter le plus précisément possible dans ce futur désiré et de nourrir ce qui nous fait vibrer, ce qui nous donne envie de le réaliser.

Bref de se mettre dans une posture qui consister à « aller vers ».

La phase de mise en mouvement s’enclenchera ensuite naturellement !

L’objectif est bien sûr de savoir par quoi commencer et de savoir quelle serait la toute 1ère brique à mettre en place. Et la 2ème ?

Décomposer quelque chose d’inaccessible en étapes intermédiaires, on n’a encore rien trouvé de mieux pour gravir une montagne.

Pour chacun de ces jalons intermédiaires, il s’agira alors de se demander :

  • De quoi j’ai besoin pour franchir cette étape ?
  • Sur quelles ressources je peux m’appuyer ?
  • Qui peut m’apporter du soutien dans cette phase clé ?

Pour avancer progressivement et sans relâche vers son rêve.

Cela semble simple dit comme ça, mais c’est évidemment un sacré challenge qui demande ténacité, persévérance, patience et courage.

C’est le message que je m’évertue à transmettre aux futur(e)s Praticiens Cuisine Thérapie©.

Parce que oui, ça prend du temps de réaliser son rêve….

Mais bon sang que ça en vaut la peine !

Praticien Cuisine Thérapie :

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