Des rencontres loin d'être anodines - Cuisine Thérapie

Des rencontres loin d'être anodines

Tout bien ressenti

Aujourd’hui, un billet un peu intimiste car j’ai ressenti le besoin de vous livrer quelques réflexions sur Papilles Créatives, ou plutôt sur mes challenges personnels en tant que créatrice de cette marque et de ce projet qui me tient tellement à cœur !

Créer une entreprise, c’est évidemment beaucoup de boulot mais aussi énormément de plaisir : faire quelque chose qui me plaît vraiment, savoir pourquoi je me lève le matin, avoir envie de faire grandir un projet qui me ressemble… c’est à la fois grisant, enthousiasmant et énergisant. Une fois cette porte ouverte enfoncée, je me vois dans l’obligation d’ajouter (et je ne parle que pour moi bien sûr) qu’une création d’entreprise, ça vient aussi titiller ses zones d’ombre, ses fragilités intrinsèques et autres facettes de soi qu’on aimerait bien améliorer. Et c’est donc un challenge super intéressant, y compris sur le plan personnel. Pour ce qui me concerne, l’enjeu clé avec Papilles Créatives, c’est sans aucun doute de « sortir du bois », d’oser prendre la parole, de mettre mes convictions en avant…. Pour certains créateurs, c’est de prendre un risque financier et d’arriver à vivre sereinement avec une période d’incertitude matérielle, moi c’est de faire entendre ma voix (et ma voie). Vaste question !

Heureusement, plein de personnes dans mon entourage m’aident dans ce cheminement et deux en particulier m’ont fait avancer ces dernières semaines sans que je m’y attende, sans doute parce qu’elles ne font précisément pas partie de cet environnement affectif initial.

D’abord, Anne Demay, cuisinier, photographe et rédacteur culinaire, qui m’a fait le plaisir de venir tester un atelier Papilles Créatives cet été et est ressortie enchantée de l’expérience. Jugez plutôt : « Ces exercices furent assez salvateurs : j’en suis ressortie hyper joyeuse, plutôt reposée et hyper calme. Emmanuelle a réussi à me séparer assez efficacement de mon travail pour que je me permette autre chose : exprimer mes sentiments, mon humeur du moment, et surtout mes envies sans jugement intrinsèque. C’est extrêmement rafraîchissant ! ». Anne est même revenue en séance individuelle par la suite, avec le même plaisir évident et la même spontanéité. Ces deux ateliers ont réellement été importants pour moi dans la mesure où je me suis sentie « adoubée » par un chef, c’est-à-dire par quelqu’un qui a priori n’a pas besoin de moi pour être créatif en cuisine. Anne m’a également aidée à me souvenir que ce n’est pas parce que j’aime ce que je fais que ce n’est pas un vrai travail. Travail et plaisir, deux mots qui peuvent sembler antinomiques ou a minima difficiles à associer dans notre société judéo-chrétienne, et qui l’ont en tout cas longtemps été pour moi.

Autre jolie rencontre, celle de Sylvaine Pascual (mention spéciale à Ariane Grumbach, diététicienne gourmande qui défend l’art du bien manger et m’a permis d’entrer en contact avec Sylvaine), coach et consultante en plaisir au travail et spécialiste de la reconversion professionnelle avec Ithaque Coaching. Je sollicitais initialement Sylvaine pour un conseil rapide en communication sur Twitter (ah oui, Twitter dans le genre « sortir du bois », cela peut être redoutablement exposant … et j’avoue que ce n’est pas encore évident pour moi de trouver ma place dans cet univers), et au détour de notre conversation, elle a souhaité lire mon e-book sur la cuisine thérapie afin de le relayer via une interview Papilles Créatives sur son site. Là-encore, son retour positif (elle s’est dit « séduite par l’originalité et la pertinence du discours ») a été ultra-encourageant, et je me suis sentie « validée » par quelqu’un dont c’est le métier (celui du développement personnel, même si elle déteste cette expression, très galvaudée il est vrai !). Pour la petite histoire, Sylvaine est aujourd’hui ma meilleure ambassadrice du e-book sur Tweeter, et j’ai beaucoup de mal à la suivre dans l’auto-promotion pour les raisons que j’évoquais juste au-dessus. Elle reste pourtant bienveillante et attentionnée, en m’invitant à respecter mon rythme et à éviter les changements trop brutaux.

“Adoubée”, “validée”, ces mots peuvent sembler forts, dans la mesure où les ateliers Papilles Créatives que je peux réaliser  avec des clients particuliers comme avec des entreprises (et surtout les retours enthousiastes qui en découlent) sont d’ores et déjà vecteurs de confiance. Il n’empêche que la  reconnaissance par des gens du métier, qui conforte plus qu’elle ne rassure, fait du bien aussi. Des rencontres loin d’être anodines donc,  qui arrivent au bon moment et font sens pour Papilles Créatives mais aussi pour moi dans mon parcours personnel. Un grand merci donc à ces belles personnes !

Merci de toutes ces gentilles réflexions, Emmanuelle. J’ai échangé avec une amie récemment sur cette difficulté d’avoir du mal à reconnaître son propre travail quand le plaisir faisait partie du lot. C’est une difficulté que j’ai rencontrée au début de mon installation et apparemment, mon amie l’a aussi ressentie comme quoi… L’indépendance déclenche parfois de sacrées culpabilités…

    Emmanuelle de Cuisine Thérapie

    Tu l’as dit, mais tellement de satisfactions aussi 🙂 Belle soirée à toi et quand tu veux pour un 3ème atelier 🙂

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