Aliment tabou - Aliment diabolisé - Mauvais aliment

Aliment tabou

Tout bien ressenti

Allez, soyons honnêtes, on a très souvent un aliment tabou, un aliment qu’on mange avec une pointe de culpabilité ou l’impression de faire un écart ou une hérésie diététique, voire que l’on ne s’autorise jamais !

Compte tenu des injonctions alimentaires (souvent contradictoires d’ailleurs) et des sacro-saints principes liés au “manger sain” (la fameuse “orthorexie”), certains aliments sont entourés d’un halo d’interdit. Comme si les consommer faisait de nous au mieux des rebelles, voire des inconscients ou des délinquants diététiques ! Comme si aussi, le seul fait de les manger pouvait nous exposer à des dérapages néfastes et incontrôlés !

Moi c’était la pizza mon aliment tabou (et tous ses dérivés quiches, tartes salées diverses et variées) ! Le summum selon moi de l’aliment gras et bourré de glucides, ennemi de la ligne et qui ne servait à rien ! Et puis, un jour, j’ai appris à me l’autoriser plus régulièrement (bien au-delà d’une fois par an s’entend !), à la savourer pleinement (du croustillant de la pâte aux différences de textures de la garniture, en passant par les mariages de saveurs et les odeurs chavirantes de la pâte à pain mêlée aux ingrédients). Et même à être capable du coup de la laisser dans mon assiette lorsqu’elle n’était pas suffisamment à mon goût.

Comme pour l’aliment doudou, l’important, je crois, est d’identifier son aliment tabou pour pouvoir dédramatiser et savourer sa dégustation (notamment en développant ses exigences gustatives). Il s’agit de se réconcilier avec progressivement, c’est-à-dire d’être en mesure de l’intégrer sereinement à son alimentation sans culpabilité et surtout avec plaisir. Faire de cette dégustation une fête des sens, plutôt que manger avec la tête somme toute !

Et vous, c’est quoi votre aliment tabou ?

Interroger sa relation à la cuisine pour mieux se connaître ?

Cuisiner, un acte banal ? Peut-être mais aussi une occasion de mieux se connaître !