Veille Food - Actualités Food - Ups and Downs

Grain de sel #82

Grain de sel

Ups

  • Une super initiative proposée par le programme de recherche AFCC (Arts de faire culinaires au collège) pour combattre la prévalence de l’obésité et apprendre la cuisine aux collégiens. Bravo pour cette démarche qui part d’une conviction : “éduquer à l’alimentation suppose de développer l’autonomie des individus au-delà de la transmission d’indications nutritionnelles. Dans la lignée de l’éducation sensorielle pratiquée dans les classes du goût auprès d’enfants de 7 à 9 ans, mais malheureusement trop ponctuelle, je trouve cette initiative réjouissante et indispensable pour les enfants se nourrissent mieux. 
  • Une étude sociologique vient préciser l’influence de l’apéro dans la vie des  Français et brosse plusieurs profils en termes de comportements et de motivations. “L’apéro ” Néo tribus “, qui répond à un besoin de reconnexion à l’autre, en plaçant le collectif, la rencontre au cœur de l’apéritif. Ici le ” faire ensemble ” devient une réponse au climat anxiogène ; secundo, l’apéro ” Beau, Bien, Bon ” révèle le besoin des Français de valoriser le ” faire soi-même “, l’envie de faire plaisir à travers un apéro créatif révélateur de générosité ; tertio, l’apéro ” Esprit Libre ” reflète l’aspiration des Français à plus de liberté. Ils se jouent des obligations, des codes, les détournent, pour rendre la vie plus légère. L’apéritif est un refuge rassurant, une bulle heureuse, dans laquelle chacun revendique son moment.”
  • Un livre qui a l’air passionnant, celui de la blogueuse et prof de yoga Jessamyn Stanley (Every Body Yoga) qui prône une discipline moins consumériste et ouverte à tous. Non, il ne faut pas être blanc, svelte et nanti pour faire du yoga ! Elle invite à “se concentrer sur ce qu’on ressent” plutôt que ” à quoi on ressemble”. Le rapport avec la cuisine et l’alimentation ? Comme dans le yoga, soyons attentifs à nos besoins et envies plutôt qu’aux injonctions qui viennent de l’extérieur ! 

Downs

  • Un article intéressant qui montre qu’entre Instagram et la nourriture, la relation est passionnelle (la nourriture a une place toute particulière sur ce célèbre réseau social de partage de photos) mais aussi ambiguë. Si Instagram peut aider des gens à mieux manger, il peut aussi réveiller chez d’autres d’importants troubles alimentaires. Chez les personnes utilisant régulièrement la plateforme, la prévalence d’orthorexie (obsession de manger sain) est largement plus forte qu’ailleurs. Sans compter que cette plateforme a aussi été “accusée” de couper l’appétit de ses utilisateurs, de rendre les plats meilleurs que ce qu’ils sont réellement et de porter une attention inconsidérée à la présentation des plats (versus ses saveurs) ! Pas tellement étonnée : quand l’image parfaite complexe et culpabilise, les TCA ne sont pas loin !
  • Un nouvel article sur la Foodtech qui fait de plus en plus recette ! Vous le savez, notre manière de nous alimenter est progressivement transformée par la technologie. On ne compte plus les applications mobiles de recettes et les appareils connectés, qui peuvent manifestement aider à réaliser un plat savoureux. Entre les applications et les fours, grills et autres autocuiseurs connectés, cela devient difficile , parait-il, de rater son repas. Et le journaliste de se réjouir : “pour la cuisson, suivre en temps réel l’évolution, la température, savoir quand retourner le steak par exemple, est un vrai plus.”. Les bras m’en tombent…. 
  • Selon les experts l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation), il ne faudrait plus manger 5 mais plutôt 8 fruits et légumes par jour (en plus d’inclure plus de légumineuses et de diminuer toujours la part de la viande et de charcuterie). J’ai la sensation que c’est loin d’être gagné pour beaucoup de mangeurs et me demande si ce n’est pas du coup encore plus culpabilisant ?

 

La photo, c’est une viande Black Angus absolument divine (et c’est une non-viandarde qui le dit) dégustée chez Atelier Vivanda dans le 6ème. Je crois n’avoir jamais mangé  de la viande de bœuf aussi bonne (sans parler du gratin dauphinois), c’est dire. Evidemment, la qualité a un prix, mais cette soirée en terrasse avait un charme fou.

 

Interroger sa relation à la cuisine pour mieux se connaître ?

Cuisiner, un acte banal ? Peut-être mais aussi une occasion de mieux se connaître !