Grain de sel #71 - Cuisine Thérapie

Grain de sel #71

Grain de sel

Ups

  • Un article plein d’humour et très second degré sur le fait qu’on “peut comprendre plein de choses sur quelqu’un en regardant ce qu’il ne mange pas”. Tout le monde n’a pas “peur” des mêmes ingrédients et les interdits et les phobies alimentaires diffèrent en fonction des groupes sociaux. Ainsi, l’appétit n’est pas quelque chose d’individuel mais de “collectif : si on mange, on aime ou pas, c’est parce que l’autre a mangé, il a aimé ou n’a pas aimé ; on salive selon la rumeur et on est rebuté par ouï-dire. Manger, c’est une façon d’être ensemble, et quand on est ensemble, on s’influence les uns les autres”. Et on finit parfois par aimer des anchois en devenant adulte ! Même si “dans la bouffe comme dans le reste, devenir adulte n’est pas obligatoire”.
  • Quand le chef Thierry Marx explique son nouveau concept de “joy food” qui vise à “décomplexifier la cuisine et s’éclater avec trois fois rien”, c’est tout le mouvement cuisine créative (No Recipe) qui est porté aux nues ! De là à parler de cuisine et développement personnel (ou de cuisine thérapie !), il n’y a qu’un pas !

 

Downs

  • Un article flippant qui révèle que sur les 338 additifs autorisés en Europe, il y en a 90 à éviter, soit plus de 25%. Guère rassurant sur la qualité de notre alimentation, surtout que celle-ci peut être « bio » ou « allégée », cela ne change rien : l’E pourri se niche partout ! Il “pourrait, si consommé régulièrement ou à dose élevée, provoquer des troubles du comportement, des atteintes cellulaires ou une altération de la flore intestinale”. Le problème, c’est qu’il se cache ! Malins – et surtout pervers ! -, les fabricants font de moins en moins figurer les codes des additifs sur les paquets. Bref, une seule solution : cuisiner maison !
  • Une étude récente révèle que plus d’un Français sur deux serait intéressé par les scanners alimentaires,  ces objets connectés capables de détecter les pesticides, les allergènes ou d’évaluer la fraîcheur des aliments. Les raisons : pouvoir contrôler ce qu’on mange compte tenu de problématiques accrues de santé (intolérances alimentaires et pesticides). Quelle tristesse d’en arriver là pour savoir ce qui est bon ou pas 🙁

 

La photo, c’est un mille-feuille monté à la minute et dégusté (toute seule) chez KL Pâtisserie : feuilletage d’une finesse et d’un craquant absolus et crème délicieusement parfumé à la vanille… bref un régal !

Interroger sa relation à la cuisine pour mieux se connaître ?

Cuisiner, un acte banal ? Peut-être mais aussi une occasion de mieux se connaître !