Veille food - Actualités Food - Ups and Downs

Grain de sel #65

Grain de sel

Ups

  • Un article qui fait réfléchir sur le Food Porn, cette surenchère de photos de plats qui s’exhibent via les réseaux sociaux (d’où le nom de pornographie alimentaire). Est-ce le fait de gens mal éduqués ? Y-a-t-il un risque de grossir en postant (et regardant) ces visuels tous plus alléchants les uns que les autres ? Est-ce que photographier une assiette donne du goût à ce qu’on mange ? Faut-il interdire le Food Porn ? Réponses dans l’article ! Spéciale mention à cette vraie question : “et si le food porn était la peur qu’ont tous les conférenciers parlant devant des gens qui ne les regardent pas (pour cause de SMS, Twitter, Facebook…) et qui gagnerait les cuisiniers ?”
  • Une nouvelle tendance au Royaume-Uni : de plus en plus de boutiques éphémères de pâtisseries voient le jour, sous le nom de The Depressed Cake Shop. L’objectif ? Faire de la pâtisserie pour lutter contre la dépression. Car “pâtisser apaise l’âme, il y a quelque chose de rassurant dans ce rituel créatif et instantanément gratifiant”. Soigner la dépression je ne sais pas, mais la cuisine a définitivement des vertus thérapeutiques !
  • L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire, alimentation, environnement et travail) vient de publier 4 conseils pour être bien dans son assiette (basés sur le régime alimentaire susceptible de couvrir les besoins nutritionnels de la quasi-totalité de la population). Evidemment, ces recommandations sont génériques, mais elles ont le mérite de donner des grandes lignes alimentaires, pleines de bon sens : moins de viande rouge et de charcuterie, pas plus d’un verre de soda au cours d’une journée, toujours cinq fruits et légumes par jour, privilégier les lentilles et autres légumineuses.

Downs

  • Le point de vue de Camille Labro (journaliste au Monde) qui soulève avec pas mal d’inquiétude les questions sur la Smart Food. Avec toutes les innovations autour de la nourriture dite intelligente (pour les “gens productifs”) et le développement de ces solutions pour « manger sans manger », on en vient à “éradiquer les concepts de cuisine, d’élaboration, de cuissons, de plaisir à préparer et à déguster”. Bref à une “alimentation pour ceux qui n’ont ni le temps, ni l’envie de manger, et sont déconnectés de leur environnement que de leurs propres sens”. “Misère et solitude”comme dit à juste titre Camille Labro.
  • À l’heure de Top Chef, l’Ina met en ligne les émissions culinaires de l’ORTF, les fameuses recettes vintages de Maïté et compagnie. Et en profite pour faire un constat sans appel sur les émissions culinaires : “on n’apprend plus vraiment à cuisiner aux spectateurs, il faut du spectacle, avec du sang et des larmes”. Malheureusement oui 🙁

 

La photo, c’est une tarte tatin délicieuse dégustée au débotté chez Un bistrot en ville. Au débotté parce que  ayant mangé sans conviction le plat dans un autre restaurant à proximité, j’ai préféré trouver une autre inspiration pour le dessert. Bien m’en a pris, ce bistrot sert des desserts très savoureux ! 

Interroger sa relation à la cuisine pour mieux se connaître ?

Cuisiner, un acte banal ? Peut-être mais aussi une occasion de mieux se connaître !