Ups and Downs - Actualité Food - Veille Food

Grain de sel #64

Grain de sel

Ups

  • Le point de vue intéressant du Professeur Philippe Legrand (qui dirige le laboratoire de nutrition humaine de l’agrocampus Inra, à Rennes) qui analyse les risques de carences du régime végétalien et rappelle que “c’est quand on mange de tout, avec modération, que l’on se situe le plus loin possible du risque de carences”… On ne le dit jamais assez !
  • Une analyse pertinente de l’agriculture bio et du développement d’un bio “à deux vitesses”. Avec l’envolée du marché de l’agriculture biologique, deux visions s’affrontent : produire plus en respectant le minimum réglementaire européen ou préserver les fondamentaux du bio (comme le lien au sol, l’interdiction de la mixité bio-non bio dans la même exploitation, le bien-être animal). Pour survivre à ce changement d’échelle, des labels bio alternatifs se sont développés afin que l’agriculture bio se développe un peu moins vite, mais reste cohérente.
  • La France serait sur la voie de la déconsommation : moins d’alcool et de viande, plus de bio, moins de gaspillage, priorité à la qualité. Vive l’« éconologie », fille naturelle de l’économie et de l’écologie !

 

Downs

  • Un article très intéressant sur la tendance veggie et sa signification sociale. L’alimentation veggie serait “devenue un bien de consommation, avec pour objectif de nous glorifier sans avoir besoin de porter des convictions puisque le produit fait tout le boulot. On consomme veggie comme on porterait une fringue à la mode : pour renvoyer une image de soi qui nous flatte. C’est une sorte d’étendard à la mode qui déculpabilise les gens”.
  • La course aux étoiles n’est pas prête de s’arrêter dans les restaurants car le Michelin s’interroge sur la mise en place d’une 4ème étoile. De plus en plus de critiques s’élèvent face aux « anciens » 3 étoiles et aux « nouveaux ». La 4ème étoile, fausse bonne idée ? Éléments de réponse avec quatre points de vue différents et complémentaires.
  • Un article qui interpelle sur l’obésité infantile et la malbouffe. “On sait aujourd’hui de façon formelle que l’obésité est une véritable maladie et non une conséquence de la malbouffe, selon le Professeur Tounian. Certains enfants sont génétiquement programmés pour atteindre un poids élevé, et cela se traduit chez eux par une prise alimentaire excessive. Pour y remédier, l’article rappelle que bannir un aliment renforce l’attrait (et augmente les risques de troubles du comportement alimentaire) et qu’utiliser la nourriture pour récompenser ou consoler n’est pas non plus une bonne idée ! Bref, pas facile de régler l’obésité infantile !

 

La photo, ce sont des verrines glacées Alain Chartier à Vannes. Un dessert festif et un régal de saveurs et de fraîcheur, notamment le Cœur de Breton (sorbet pommes cidre, pommes tatin , crème glacée caramel).

 

 

 

 

Interroger sa relation à la cuisine pour mieux se connaître ?

Cuisiner, un acte banal ? Peut-être mais aussi une occasion de mieux se connaître !