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Grain de sel #61

Grain de sel

Ups

  • Un article essentiel qui nous rappelle qu’un  enfant sait mieux que nous s’il a faim et livre des conseils pédagogiques pour ne pas bloquer son instinct naturel de satiété. En gros, il s’agit d’éviter de se servir de la nourriture comme chantage, punition ou récompense. L’occasion d’alléger l’ambiance des repas en famille ?!
  • Une étude néo-zélandaise (!) nous explique pourquoi cuisiner nous détend. Le lien entre créativité et bien-être psychologique avait déjà été mis en évidence (toute activité créative “accroît le bonheur, l’énergie et la sérénité d’un individu”), les scientifiques pointent ici les bienfaits en termes de psychologie positive : cuisiner permet de “cultiver un sentiment d’accomplissement personnel et de satisfaction, lors de la dégustation du fruit de son travail.” Ce n’est pas Papilles Créatives qui dira le contraire !
  • Un article intéressant et une très bonne idée anti-gaspi livrée par Éric Birlouez, sociologue de l’alimentation : développer la culture alimentaire, étoffer les compétences culinaires et redécouvrir le plaisir de manger, c’est pour lui le trio gagnant contre le gaspillage ! Bref, redonnons de la valeur à l’alimentation !
  • Comme toujours, une réflexion intéressante de Jacky Durand sur le repas de Noël idéal. Partant du principe qu’il “ne suffit pas de s’accorder sur le menu’ (Noël est selon lui “le grand carnaval de la boustifaille”) mais qu’il faut aussi lui “donner une tonalité militante”, le journaliste culinaire propose de “renoncer à notre embarras de gosses de riches et aux prescriptions stupides” via deux suggestions : militer pour le plat unique et proposer à chacun d’amener un petit frichti à manger qui lui tient à cœur ! Bonne idée à appliquer pour tous les repas entre amis, non ?!

Downs

  • Dans la série FoodTech, une nouvelle application fait parler d’elle : JustEat propose de cartographier votre humeur en scannant votre visage pour détecter les signes d’émotion (comme les lèvres et les yeux affaissés et les lignes de froncement de sourcils) pour vous conseiller une alimentation adaptée. Partant du principe que l’humeur et les émotions peuvent affecter le palais et l’odorat et que “les aliments que nous mangeons peuvent à leur tour nous aider à nous sentir plus heureux, énergique, détendu, concentré ou prêt pour la journée”, JustEat vous aide donc à manger en fonction de votre humeur. Quand la reconnaissance faciale vient à la rescousse pour décrypter nos émotions, quand “les gens ne sont pas capables de dire comment ils se sentent “, je dis stop ! Et si on essayait d’identifier nos émotions seuls ?
  • Un nouvel article qui prouve la cacophonie alimentaire actuelle : le sucre serait devenu le nouvel ennemi public n°1 de la lutte anti-obésité. Comme le gras hier, il est donc diabolisé à outrance même si des observateurs notent qu’il est “regrettable de passer d’un discours centré sur le gras à un discours centré sur le sucre” pour expliquer l’obésité. Sans prendre en compte l’impact de la sédentarité notamment.
  • Mauvaise nouvelle, il semble que les médias n’aient toujours pas compris le danger de relayer les modes des régimes les plus farfelus : le fasting est une nouvelle méthode made in USA qui consiste à ne pas manger pendant au moins 16 heures et à alterner cette phase de jeûne avec une phase d’alimentation normale de 8 heures. Atterrant ! Et si on mangeait juste quand on on a faim (en s’arrêtant quand on n’a plus faim) plutôt ?
  • Un article a défrayé la chronique pendant les fêtes : Lidl a vendu 15 grammes de caviar à 9,99 € (et a tout écoulé en 24 heures). Quand certains s’interrogent sur la démocratisation de ce produit (est-ce une bonne nouvelle pour le consommateur / une mauvaise nouvelle pour les producteurs de caviar ?) ou s’inquiètent que “tout fout le camp” (le caviar gardait cette image du produit inaccessible, rare et d’une grande qualité, bref de luxe… peu compatible avec l’image de la grande distribution), il me semble qu’une seule question doit se poser pour juger du côté salutaire (ou pas) de cette démocratisation : est-il bon ce caviar ?!

 

La photo, c’est un petit-déjeuner (bircher muesli, brioche façon pain perdu à la confiture de lait, jus d’orange pressée et café) savouré avec une amie (complice consentante de mes escales gourmandes !) chez KL Pâtisserie (KL sont les initiales du chef Kevin Lacote, passé par un bon nombre de maisons étoilées). Je n’ai pas trop l’habitude des grands chefs, mais le salon de thé est en bas de chez moi et vient d’ouvrir…. et surtout, c’est un régal !

Makinadjian

Tres sympa le témoignage de J.Durand sur France culture et émouvant le souvenir de son grd pere epluchant et flambant les quartiers d’oranges à Noël… bien mieux que d interpréter nos émotions via les rictus de notre visage…sachons les exprimer que diable !!

    Emmanuelle de Cuisine Thérapie

    Tu prêches une convaincue ! Même si ce n’est pas toujours facile et qu’on aurait bien besoin d’apprendre (à l’école par exemple) à exprimer nos émotions.

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Interroger sa relation à la cuisine pour mieux se connaître ?

Cuisiner, un acte banal ? Peut-être mais aussi une occasion de mieux se connaître !