Grain de sel #41 - Cuisine Thérapie

Grain de sel #41

Grain de sel

Ups

  • Un témoignage intéressant d’une végétarienne pendant 5 ans qui explique pourquoi elle (re)mange de la viande. Dans les débats souvent houleux sur le sujet, sa conclusion fait office de message de tolérance et invite à la réflexion : « Finalement, l’équation « écolo égale végétarien » n’est peut-être pas si juste. Nous avons besoin de l’élevage, nous avons besoin des animaux (…). La solidarité avec les paysans et la planète ne passe pas par le refus catégorique de consommer carné. Elle passe par le refus catégorique d’un élevage industriel (…) et par la dégustation (à fréquence modérée) d’un bon gigot d’agneau acheté en vente directe au berger du canton !”
  • Un éclairage historique sur l’amour et le désamour du gras permet de noter l’inversion de tendance qui s’est produite progressivement : les prolétaires, qui enviaient l’embonpoint des riches, sont les premières victimes d’obésité aujourd’hui alors que les riches, qui se targuaient de leurs rondeurs, sont désormais obsédés par la minceur et dénigrent le gras…. Tout change et rien ne change…

Downs

  • Nouvelle innovation, après Londres (qui a connu un succès considérable avec 46 000 réservations en quelques semaines seulement), un restaurant naturiste devrait ouvrir ses portes en septembre ou octobre à Paris. Objectif : “faire vivre une expérience au plus près de la nature, proposer une carte très « brute », des couverts en bois, des menus vegan ou omnivore, pas de climatisation, et un décor très végétal”. Et donc la possibilité de manger nu !
  • Panique en Italie car la valeur des spécialités locales italiennes est telle que les producteurs de Parmigiano-Reggiano, de jambon de Parme ou de vin sont devenus des cibles de choix pour la criminalité organisée. Quand parmesan, prosciutto et vin sont victimes de braquages à l’italienne, c’est tout le patriotisme culinaire italien qui est ébranlé.
  • Encore une innovation culinaire qui m’échappe : des chefs américains servent de la pâte à cookies crue en dessert ! Deux restaurants, à Boston et à la Nouvelle-Orléans, se basent en effet sur un principe simple: tout le monde (ou presque) aime manger de la pâte à cookies pas cuite. Alors pourquoi ne pas la servir en dessert et faire honneur à ce goût régressif ? Parfois je me demande jusqu’où les restaurants sont prêts à aller pour être originaux et faire parler d’eux ?!!

 

La photo, c’est une tarte à la rhubarbe délicieuse dégustée au café Gabrielle dans le 17ème. Je crois n’en avoir jamais mangé d’aussi bonne : feuilletage croustillant et riche en beurre, rhubarbe acidulée sur une très fine couche de crème sucrée…. Un délice, entièrement réalisé sur place par le chef !

 

Interroger sa relation à la cuisine pour mieux se connaître ?

Cuisiner, un acte banal ? Peut-être mais aussi une occasion de mieux se connaître !